AG 2008
Assemblée Générale du 08 octobre 2008
Colère et indignation !
Crée en 2003 et reconnue d'utilité publique par la Fondation de France dès 2006, l'association Loisirs Sport Handicap vient de tenir son assemblée générale.
Cette structure est une des 19 sections du Rhodia Club. Par rapport à la saison précédente l'effectif est en légère hausse. Ce sont 77 adultes et 40 enfants porteurs de différents types de handicap qui ont ainsi accès un large choix d'activités de loisirs. Alexandra Berger et Laurent Monteremal salariés du Rhodia en sont les chevilles ouvrières.
L'existence de l'association s'est faite par la volonté commune de personnes impliquées en tant que parents ou de citoyens à l'intégration des personnes porteuses d'handicap. Les parents présents le revendiquent «on ne veut pas cacher nos enfants». Ils s'accordent à souligner que bien souvent il faut « monter au créneau». Actuellement six enfants (2 déficients intellectuels, 2 handicapés physiques et 2 autistes) sont sur une liste d'attente. La loi «égalité des droits et des chances» du 11 février 2005 impose l'accueil de la personne porteuse de handicap au sein de toute structure publique ou privée. De fait les parents pourraient exiger son application auprès de n'importe quelle structure associative. Mais comme le dira une des mamans présentes : «On ne le fait pas car ce n'est pas en faisant du forcing que l'on obtiendra une prise en charge de qualité».
La section enfants du Rhodia accueille des enfants porteurs d'handicaps en même temps que des enfants valides. D'autres sections le font aussi. Les chiffres dévoilés par Pierre Jouclard, le trésorier indiquent 10746 euros de débit pour un budget de fonctionnement de 40 417 euros. Ce débit est comblé par le Rhodia Omnisports. Sans détours Félix Gauthier, membre historique du Rhodia déclare alors : «Il ne faut pas se voiler la face, le Rhodia étant lui-même en difficulté, on ne pourra pas continuer ainsi. C'est la réalité».
L'indignation s'empare de l'assemblée lorsque le président René Riou fait part du refus de la Communauté de communes du Pays Roussillonnais (CCPR) de donner suite à une demande de subvention exceptionnelle. «Notre demande n'est pas clairement refusée mais ne sera pas évoquée lors des prochaines assemblées de la CCPR. Son président s'en tient à la feuille de route en nous faisant savoir que l'étiquette Rhodia gène !». L'indignation fait place à la colère du côté des parents présents. Faisant référence à l'actualité mondiale un parent déclare : «On trouve des milliards pour sauver les banques et rien pour le handicap !». Une autre personne souligne : «Les nouveaux locaux de la CCPR ont coûtés 6 millions d'euros. On pourrait faire un effort».
Chacun s'accorde à conclure qu'il faudra trouver des sources de finances pérennes pour remplacer ces subventions remises en causse chaque année. Que nos institutions locales, régionales et nationales inscrivent dans leurs lignes budgétaires de quoi soutenir l'intégration du handicap sous toutes ses formes.
Parmi les élus présents, Abdel-Aziz Debbah, adjoint aux sports de la commune de Péage évoquera la manière de faire du comité de soutient au maintient du cinéma le Rex : «Il faut faire une pétition et recueillir 22 signatures d'élus siégeant à la CCPR pour saisir le conseil de cette institution».
Les parents ont en pris note. Porté par un sentiment de révolte il se pourrait qu'un comité s'invite lors d'un prochain conseil de la CCPR. «On ne va pas faire n'importe quoi mais on va mener une action revendicative», annonce Malika.
Au cours d'assemblées générales d'autres clubs sont souvent remises des récompenses. C'est à toute l'assemblée de cette association «Loisirs sports Handicap» que l'on a envie de décerner la médaille de la solidarité.
SJ
Le sport pour la vie, le sport pour la santé.

